Poèsie " Sables " par Rémi dit Pilatom

Publié le par Remi Godet

Poèsie " Sables " par Rémi dit Pilatom

Sables

 

Sables mouvants, sable chaud, coeur hurlant

Caravane de mes peines, j'en perds mon vocable

Soleil de feu, la dune hostile, mes pieds brûlants

J'avance d'un pas lent vers cet oasis improbable

 

Mon passé s'accroche, cette douleur qui subsiste

Des larmes de sel masquent la sueur de mon angoisse

Désert d'amour, désert toujours, rocher qui résiste

Reg de reproches, chagrin, oubli, sirocco, tempête, poisse

 

Visage fouetté, morsure du jour, vision altérée, cécité

Pensées infirmes, amputées, point de moissons à l'horizon

Mer de sable, ondulations, encore moins de frondaisons

Lumière diaphane de mon esprit voilé, au gré du vent excité

 

Je n'avance plus, lourdes mes jambes lasses

Un je t'aime sans écho, muet, désert mortifère

Ombres disparues, naufragé de l'Atlas

Couleurs ocre, brûlures, anti chambre de l'enfer

 

Je t'aperçois sur cette ligne bleue dans le tréfonds

Quelques maisons, un village, des arbres, des pâturages 

Mon aimée vient !  C'est toi mon coeur qui fond

Soudain plus rien, je maudis ces sordides mirages

 

Longue route semée d'embûches, d'embuscades

Marcher encore, avancer vers ce puits d'espoir

Eden aux jardins de Babylone, chantez cascades

Désirs d'ablutions, purifier mon âme, enfin te voir

 

T'admirer, je te respire, mes haillons j'enlève

Lave moi, baigne mon esprit, je veux des onguents

Panse, soigne ce corps malade, fatigué, intrigant

Mon oasis, chasse ma fièvre belle et enivrante Ève 

 

Nous partirons vers des contrées lointaines inconnues

Poéte, maître des lieux, protecteur des vieux, béjaunes

Chanterons nos peines, nos joies sous le vieil aulne

Gardien de nos secrets, de nos amours nus

 

                                                                                           Texte protégé 06/07/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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