Poésie Le Diable
Le Diable
Ce matin j'ai vendu mon âme au diable
Il m'en offrait un prix considèrable
S'est montré généreux et abordable
M'a dit qu'il était raisonnable et fréquentable
Pourquoi me serai je méfié d'un acheteur
Qui cherchait à faire absolument mon bonheur
Me rétribuant céans, en argent dans l'heure
Me donnant vigueur et bonheur dans mon coeur
J'étais déjá dans mes rêves, mon avenir
Des projets, j'en avais sur mon proche devenir
Ma détresse n'étant plus qu'un lointain souvenir
Le graal enfin je l'avais, nul ne pouvait me retenir
J'oubliais mes amis, je ne pensais qu'à moi
D'une folle envie, j'étais soudain ravi
A mes désirs, mes caprices, tout en émoi
De tomber dans la luxure de ne plus être asservi
Enfin je devenais en ce bas monde, le maître
De ma vengeance j'allais pouvoir me repaître
Me délecter dans l'opulence, et enfin paraître
Ce que je n'ai jamais pu être, pas un traitre
Mais un dominateur exerçant enfin son pouvoir
Pensant qu'était certainement là son devoir
D'entrainer dans un long et profond déversoir
Les pauvres âmes perdues par le désespoir
Soudain, j'ai ouvert grands mes yeux
J'arrivais d'un autre monde tombé des cieux
Depuis j'ai racheté mon âme à ce diable maudit
Je paie encore ce tribut d'un éternel crédit

